Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire

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 TRADUCTION TOME 11

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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 18:11

ok pas'que franchement même si j'avais le tome 11 et que j'arrivais à le lire j'aurai pas le courage de le traduire pour ceux qui n'y arrivent pas!
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Docteur Orwell.
Archonte


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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 18:35

Nan je trouve que c'est très bien traduit ! J'aurais jamais le courage de faire ça !

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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 20:16

c'est ce que je viens de dire!!!
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Esmé_Deschemizerre
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 20:35

et surtout la gentillesse de le faire , c super sympa pas tout le monde ferai ça ! lol surtout pas moi vu ma flème de dingue
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 20:37

Oui bon ça va maintenant le lèchebottisme hein.

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Esmé_Deschemizerre
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 20:42

c bien de sirer les bottes commen tu croi que je suis la chouchou des profs ? lol
non mais serieu jdit ça paske chui hyper contente de lire le 11 eme livre comeme
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Archonte


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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 20:43

Ouais mais moi j'l'ai déjà lu je peux spoiler si tu veux !

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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 20:44

non mais elle a raison esmé!! moi je le traduirai pas pour les autres, c'est assez long je commencerais peut-être mais j'arrrêterais!
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 20:45

Mais je respecte ce qu'elle fait !
C'est noble !

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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 20:47

je sais!!
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Sam 23 Avr - 20:48

Redondanceuuuuuuuuuu...

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Sunny
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Dim 24 Avr - 15:37

Merci Esmé parce que lire vos messages ça m'a trop démoralisée! Vous pouvez pas comprendre à quel point! J'étais tellement sûre que ça vous plairaît, en plus... d'ailleurs j'avais posté un message pour tout vous expliquer mais le forum buguait à ce moment là Wink
Donc merci Esmé lol pour me soutenir Razz et donc je vais quand même reprendre la traduction même si ça ne vaut rien par rapport à la traductrice je fais mon possible et si ça vous plaît pas dégagez...!

P.S.: Pas besoin de trop de lèche-bottes non plus Wink lol

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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Dim 24 Avr - 15:45

j'ai déjà dit mais: je suis dsl vraiment, ta traduction t'as raison de croire que ça nous aurait plu car ça nous plait et puis par-rapport à la traductrice je vois pas trop la différence et t plus rapide!! (et je suis pas lèche-bottes!!!) je suis contente que tu continue ta traduc' et moi je veux pas dégager!!!!
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Lemony
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Dim 24 Avr - 19:49

C'est claire moi j'aime ta traduction ! Vive la traduc de Sunny ! cheers

Et pukel celle de la traductrice !!!!!!!!!!!
C'est vrai que un bon study c'est mieux , mais lire avant tout le monde c'est démant !
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Lun 25 Avr - 6:22

ouais surtout quand c'est plusieurs mois à l'avance
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Lun 25 Avr - 15:38

Je vous comprends !

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Sunny
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Mar 26 Avr - 16:50

Voilà le chapitre 3! Bon ok, il est pas génialement traduit mais il était tellement compliqué que j'ai eu la flemme de m'étendre dessus Wink

L’expression « Tu trembles, carcasse ! » vient des traditions des pirates, qui aiment à utiliser des expressions intéressantes presque autant que de sauter sur les bateaux d’autres personnes et de voler leurs biens. C’est une expression d’extrême stupéfaction, utilisée dans des circonstances telles que quand quelqu’un sent que ses os, ou sa carcasse, tremblent. Je n’ai pas utilisé cette expression depuis une nuit orageuse où il était nécessaire de se faire passer pour un pirate qui utilisait une expression d’extrême stupéfaction, mais quand le Capitaine Widdershins dit aux orphelins Baudelaire où le Queequeg allait et ce qu’il recherchait, ce fut une parfaite occasion de crier ces mots.
« ― Tu trembles, carcasse ! cria Prunille
― Carcasse ! répéta le capitaine en criant. Les Baudelaires pratiquent donc la piraterie ? Ouep ! Mon dieu ! Si vos parents savaient que vous voliez les trésors des autres ―
― Nous ne sommes pas des pirates, Capitaine Widdershins, dit Violette précipitamment. Prunille ne fait qu’utiliser une expression qu’elle a entendue dans un vieux film. Elle veut simplement dire qu’elle est étonnée.
― Etonnée ? Le capitaine fit les cent pas devant eux, son costume résistant à l’eau se froissant à chaque pas. Pensez-vous que le Queequeg a emprunté ce chemin tortueux de la Frappée juste pour ma propre distraction ? Ouep ? Pensez-vous que je risquerais un si terrible danger simplement parce que je n’avais rien à faire d’autre de la journée ? Ouep ? Pensez-vous que ce soit une pure coïncidence que vous tombiez sur mon périscope ? Ouep ? Pensez-vous que mon uniforme me donne des rondeurs ? Ouep ? Pensez-vous que les membres de VDC resteraient assis à se tourner les pouces pendant que la vilenie du Comte Olaf parcourt le pays comme la croûte parcourt la garniture d’une tarte ? Ouep ?
― Vous nous cherchiez ? demanda Klaus avec stupéfaction. Il fut tenté de crier « Tu trembles, carcasse ! » comme sa sœur, mais il ne voulait pas alarmer le capitaine encore un peu plus.
― Oui, vous! cria le capitaine. Ouep! Et aussi le sucrier ! Ouep ! La justice ! Ouep ! Et la liberté ! Ouep ! Nous cherchons une opportunité de rendre le monde paisible ! Ouep ! Et sans risque! Ouep ! Et nous n’avons peut-être que jusqu’à Jeudi ! Ouep ! Nous sommes en grand danger! Ouep ! Donc au travail !
― Embobelinée! cria Prunille.
― Ma soeur est un peu confuse, dit Violette, et nous aussi, Capitaine Widdershins. Si nous pouvions juste nous arrêter une seconde, et entendre votre histoire depuis le début ―
― S’arrêter une seconde ? répéta le capitaine avec étonnement. Je viens juste d‘expliquer notre misérable situation, et tu me demander d’hésiter ? Ma chère, rappelle toi ma philosophie personnelle ! Ouep ! Celui ou celle qui hésite est perdu ! Maintenant remettons nous en marche ! »
Les enfants se regardèrent avec consternation. Ils ne voulaient pas se remettre en marche. Les orphelins Baudelaires sentaient qu’ils étaient presque constamment en marche depuis ce terrible jour à la plage, où leurs vies avaient été mises en sens dessus dessous. Ils avaient déménagé chez le Comte Olaf, et puis dans les maisons de beaucoup de tuteurs. Ils s’étaient échappés d’un village dans lequel on intentait de les brûler au bûcher, et ils s’étaient enfuis vers un hôpital où les flammes crépitaient autour d’eux. Ils avaient emménagé dans l’arrière-pays tassés dans le coffre de la voiture du Comte Olaf, et ils s’étaient échappés de l’arrière-pays déguisés. Ils avaient escaladé les Monts Mainmorte dans l’espoir de trouver l’un de leurs parents, et ils avaient descendu les Monts Mainmorte en pensant qu’ils ne reverraient plus jamais leurs parents, et maintenant, dans un minuscule sous-marin, dans la Frappée, ils voulaient arrêter de bouger, juste pour un rien de temps, et recevoir des réponses aux questions qu’ils se posaient depuis que tout ce mouvement avait commencé.
« ― Beau-père, dit Fiona doucement, pourquoi ne démarres-tu pas les machines du Queequeg, et je vais montrer aux Baudelaires où sont les uniformes en trop ?
― Je suis le capitaine ! annonça le capitaine. Ouep ! C’est moi qui donne les ordres ici ! »
Puis il haussa les épaules, et loucha vers le plafond. Les Baudelaires remarquèrent pour la première fois qu’il y avait une échelle de corde qui courait le long du mur. Elle conduisait à un petit écueil, d’où les enfants pouvaient voir un large gouvernail, probablement fait pour diriger, et quelques leviers et interrupteurs rouillés qui étaient de conception Byzantine, une phrase qui signifie ici : « tellement compliqués que peut-être même Violette Baudelaire aurait eu des problèmes à les faire fonctionner. »
« ― Je m’ordonne moi-même de grimper à l’échelle, continua le capitaine un peu penaud, et de démarrer les machines du Queequeg. »
Avec un dernier « Ouep ! », le capitaine commença à se hisser à travers le plafond, et les Baudelaires restèrent seuls avec Fiona et Phil.
« ― Vous devez être submergés, Baudelaires, dit Phil. Je me souviens le premier jour que j’ai passé à bord du Queequeg ― la scierie Fleurbon-Laubaine semblait calme et paisible à côté !
― Phil, pourquoi n’apportes-tu pas du soda aux Baudelaires, pendant que je leur trouve des uniformes ? dit Fiona.
― Soda? dit Phil avec un coup d’œil nerveux vers le capitaine, qui était déjà à mi-chemin du haut de l’échelle. Nous sommes supposés garder le soda pour une occasion spéciale.
C’est une occasion spéciale, dit Fiona. Nous accueillons trois volontaires de plus à bord. Quel genre de soda préférez-vous, Baudelaires ?
― Tout sauf du persil, dit Violette, faisant référence à une boisson très appréciée d’Esmé d’Eschemizerre.
― Je vous apporte du jus de citron, dit Phil. Les marins devraient toujours s’assurer que leur système est plein de citrus. Je suis ravi de vous voir, les enfants. Vous savez, je ne serais pas ici si ce n’était pas pour vous. J’étais tellement horrifié après ce qui est arrivé à La Falotte que je ne pouvais rester à Fleurbon-Laubaine, et depuis ma vie a été une grande aventure !
― Je suis désolé que votre jambe ne se soit jamais guérie, dit Klaus, faisant référence au boitillement de Phil. Je n’avais pas réalisé que l’accident avec la machine à estampiller était si grave.
― Ce n’est pas pour ça que je boîte, dit Phil. J’ai été mordu par un requin la semaine dernière. C’était très douloureux, mais je suis plutôt chanceux. La plupart des gens n’ont jamais eu l’occasion d’approcher de si près un animal aussi mortel !
Les Baudelaires le regardèrent tandis qu’il boitillait en direction de la porte de la cuisine, sifflotant un air joyeux.
― Est-ce que Phil était toujours optimiste quand vous le connaissiez? demanda Fiona.
― Toujours, dit Violette, et ses cadets secouèrent la tête pour confirmer. Nous n’avons jamais connu quelqu’un qui puisse rester aussi gai, sans se soucier des choses terribles qui se passent autour de lui.
― Pour vous dire la vérité, parfois je trouve ça un peu fatiguant, dit Fiona, en ajustant ses lunettes triangulaires. Allons vous trouver des uniformes.
Les Baudelaires acquiescèrent, et suivirent Fiona hors du vestibule, dans le corridor.
― Je sais que vous avez beaucoup de questions, dit-elle, je vais donc essayer de vous dire tout ce que je sais. Mon beau-père pense que celui ou celle qui hésite est perdu, mais j’ai une philosophie personnelle plus prudente.
― Nous te serions très reconnaissants si tu pouvais répondre à quelques questions. Premièrement, comment savez-vous qui nous sommes ? Pourquoi nous cherchiez-vous ? Comment saviez vous où nous trouver ?
― Ca fait beaucoup de premièrement, dit Fiona avec un sourire. Je pense que vous, les Baudelaires, oubliez que vos exploits n’ont pas exactement été un secret. Presque tous les jours il y a eu une histoire vous concernant dans les journaux les plus populaires.
Le Petit Pointilleux ? demanda Violette. J’espère que vous n’avez pas cru les horribles mensonges qu’ils ont proférés à notre sujet.
― Bien sûr que non, dit Fiona. Mais même l’histoire la plus ridicule peut contenir un minuscule soupçon de vérité. Le Petit Pointilleux a dit que vous avez assassiné un homme à Villeneuve-Des-Corbeaux, et puis mis le feu à la Clinique Heimlich et au Cirque Caligari. Nous savions bien sûr, que vous n’avez pas commis ces crimes, mais nous pouvions dire que vous aviez été là. Mon beau-père et moi avons supposé que vous avez trouvé la tache secrète sur la carte de Madame Lulu, et nous nous sommes dirigés vers le Quartier Général des VDC.
Klaus en eu le souffle coupé.
― Vous savez pour Madame Lulu, dit-il, et la tache codée ?
― Mon beau-père a enseigné ce code à Madame Lulu, expliqua Fiona, il y a très longtemps, quand ils étaient tous deux encore jeunes. Enfin, nous avons appris que le Q.G. avait été détruit, nous avons donc supposé que vous retourneriez en bas des montagnes. Alors j’ai construit un chemin pour que le Queequeg puisse voyager jusqu’en bas, dans la Frappée.
― Vous avez traversé tout ce chemin, dit Klaus, rien que pour nous trouver ?
Fiona regarda ses pieds.
― Et bien, non, dit-elle. Vous n’étiez pas la seule chose que nous cherchions au Q.G. de VDC. L’une des nos Vraies Dépêches Communiquées aux volontaires nous a informé que le sucrier était là lui aussi.
― Décommuné? demanda Prunille.
― C’est quoi exactement, les Vraies Dépêches Communiquées aux volontaires ? traduisit Violette.
― Ce sont des moyens de communication, dit Fiona. C’est difficile pour les volontaires de se rencontrer, donc quand ils résolvent un mystère ils peuvent l’écrire sur un télégramme. De cette façon, les informations importantes circulent, et avant longtemps nos carnets d’accumulation seront pleins d’informations que nous utiliserons pour défaire nos ennemis. Un carnet d’accumulation est un ―
― Nous savons ce qu’est un carnet d’accumulation, dit Klaus, et il sortit son carnet bleu foncé de sa poche. J’en utilise un moi-même.
Fiona sourit, et tambourina de ses doigts gantés sur la couverture du carnet de Klaus.
― J’aurais du le deviner, dit-elle. Si tes sœurs veulent elles aussi commencer leur propre carnet, nous devrions en avoir quelques uns en stock. Tout est dans notre pièce d’approvisionnement.
― Alors nous allons remonter jusqu’aux ruines du Q.G., demanda Violette, pour prendre le sucrier ? Nous ne l’avons pas vu là-bas.
― Nous pensons que quelqu’un l’a jeté par la fenêtre, répondit Fiona, quand l’incendie a commencé. S’ils l’ont jeté de la cuisine, il aurait traversé la Frappée et le cycle de l’eau l’aurait conduit jusqu’en bas des montagnes. Nous étions entrain de voir s’il était au bas de la source lorsque nos sommes tombés sur vous trois.
― La source l’a probablement conduit bien plus loin que ça, dit Klaus en réfléchissant.
― Je pense aussi, approuva Fiona. J’espère que tu pourras découvrir son emplacement en étudiant les cartes marines de mon beau-père. Je n’arrive pas à me débrouiller avec elles.
― Je peux te montrer comment les lire, dit Klaus. Ce n’est pas difficile.
― C’est bien ce qui me fait peur, dit Fiona. Si ces cartes ne sont pas difficiles à lire, alors le Comte Olaf a peut-être une chance de trouver le sucrier avant nous. Mon beau-père dit que si le sucrier tombe entre ses mains, alors tous les efforts de tous les volontaires auront été faits en vain. »
Les Baudelaires acquiescèrent, et les quatre enfants avancèrent en silence dans le corridor. Le mot « en vain » est simplement une façon distinguée de dire « pour rien », et peu importe le mot que vous utilisez, puisqu’ils sont tous les deux aussi difficiles à admettre. Plus tard dans l’après-midi, par exemple, je vais entrer dans une large pièce pleine de sable, et si je ne trouve pas l’éprouvette que je recherche, il sera difficile d’admettre que j’ai examiné tout ce sable pour rien. Si vous insistez pour finir ce livre, vous trouverez difficile d’admettre, entre deux sanglots, que vous avez lu cette histoire en vain, et qu’il aurait été mieux de passer directement aux descriptions ennuyeuses du cycle de l’eau. Et les Baudelaires ne voulaient pas se trouver eux-mêmes admettant que tous leurs ennuis avaient été en vain, que toutes leurs aventures n’allaient rien apporter, et que leurs vies entières n’étaient que vain et rien, si le Comte Olaf s’arrangeait pour trouver ce crucial sucrier avant eux. Les trois enfants suivirent Fiona au bout du corridor et espérèrent que le temps qu’ils allaient passer à bord du Queequeg ne serait pas un autre épisode terrifiant, qui s’achèverait avec plus de déception, de désillusionnement, et de désespoir.
Pour l’instant, cependant, l’épisode s’achevait devant une petite porte où Fiona s’arrêta et se retourna vers les Baudelaires.

Suite message suivant :D

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Dernière édition par le Mar 26 Avr - 17:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Mar 26 Avr - 16:51

Suite et fin du chapitre 3!


« ― Ceci est notre pièce d’approvisionnement, dit-elle. A l’intérieur vous trouverez des uniformes pour vous trois, bien que notre plus petite taille soit peut-être trop grande pour Prunille.
― Rayures, dit Prunille, ce qui signifiait quelque chose comme « Ne t’inquiète pas ― je suis habituée aux vêtements mal proportionnés », et ses aînés traduisirent rapidement.
― Vous aurez besoin de casques de plongée, aussi, dit Fiona. C’est un vieux sous-marin, et il pourrait y avoir une fuite. Si la fuite est sérieuse, la pression de l’eau pourrait causer l’effondrement des murs du Queequeg, remplissant d’eau toutes ces pièces et corridors. Les systèmes d’oxygène contenus dans les casques de plongée vous permettent de respirer sous l’eau ― pour quelques instants, en tout cas.
― Ton beau-père a dit que les casques étaient trop grand pour Prunille, et qu’elle aurait à s’entortiller dans l’un d’eux, dit Violette. C’est sans dangers ?
― Sans dangers, oui, mais inconfortable, dit Fiona, comme tout ce qu’il y a sur le Queequeg. Ce sous-marin a été un navire magnifique, mais sans personne à bord qui connaisse quelque chose à la mécanique, ce n’est plus la même chose que dans sa gloire antérieure. Beaucoup de ses pièces ont été englouties, par conséquent je suis désolée de vous dire que nous dormirons très à l’étroit. J’espère que vous aimez les lits superposés.
― Nous avons connu pire, dit Klaus.
― C’est ce que j’ai entendu, répondit Fiona. J’ai lu une description de la Bicoque aux Orphelins à l’École Préparatoire de Prufrock. Cela semblait terrible.
― Alors, vous nous connaissiez déjà ? demanda Violette. Pourquoi ne nous avoir pas trouvés plus tôt ?
Fiona soupira.
― Nous vous connaissions, dit-elle. Tous les jours je lisais des histoires terribles dans les journaux, mais mon beau-père disait que nous ne pouvions rien faire au sujet de toute la vilenie que ces histoires contenaient.
― Pourquoi pas? demanda Klaus
― Il disait que vos ennuis étaient trop énormes, répondit-elle.
― Je ne comprend pas, dit Violette.
― Je ne comprend pas non plus, admit Fiona. Mon beau-père dit que le lot de vilenie dans ce monde était trop énorme, et que le mieux que nous puissions faire était de faire une petite chose noble. C’est pourquoi nous cherchons le sucrier. Vous pourriez penser qu’accomplir une si petite tâche serait facile, mais nous le cherchons depuis des siècles et ne l’avons toujours pas trouvé.
― Mais qu’y a-t-il de si important avec le sucrier ? demanda Klaus.
Fiona soupira une fois de plus, et cligna plusieurs fois des yeux derrière ses lunettes triangulaires. Elle semblait tellement triste que le cadet Baudelaire souhaitait presque ne pas avoir posé la question.
― Je ne sais pas, dit-elle. Il ne veut pas me le dire.
― Poukoipa? demanda Prunille.
― Il dit que c’était mieux que je ne le sache pas, dit Fiona. J’imagine que c’est énorme aussi ― un énorme secret. Il dit que des gens ont été tués parce qu’ils connaissaient des secrets si énormes, et qu’il ne voulait pas m’embarquer dans ce genre de danger.
― Mais tu es déjà en danger, dit Klaus. Nous sommes tous en danger. Nous sommes à bord d’un sous-marin instable, essayant de chercher un minuscule objet important avant qu’un abominable scélérat mette ses mains dessus. »
Fiona tourna la poignée de la porte, qui s’ouvrit avec un long et fort grincement métallique qui fit trembler les Baudelaires. La pièce était très petite et très opaque, éclairée seulement par une petite lampe verte, et pendant un instant, il sembla que la pièce était pleine de gens fixant silencieusement les enfants dans le corridor. Mais ils virent alors que c’était simplement une rangée d’uniformes, qui pendaient mollement à des crochets le long du mur.
« ― J’imagine qu’il y a d’autres dangers, pires que ceux-là, dit Fiona calmement. J’imagine qu’il y a des dangers que nous ne pouvons simplement pas imaginer. »
Les Baudelaires regardèrent leur camarade puis la mystérieuse rangée d’uniformes vides. Sur une étagère au-dessus des costumes résistants à l’eau, il y avait une rangée de casques de plongée, sphères rondes de métal avec une petite fenêtre circulaire au milieu, pour que les enfants aient la possibilité de voir au-dehors lorsqu’ils les mettraient. Dans la lumière verte opaque, les casques ressemblaient un peu à des yeux, qui lançaient un regard furieux aux Baudelaires depuis la pièce d’approvisionnement, exactement comme l’œil sur la cheville du Comte Olaf leur avait lancé des regards furieux tellement souvent. Bien qu’ils n’étaient pas encore des pirates, les enfants furent tentés de crier « tu trembles, carcasse ! » une fois de plus tandis qu’ils entraient à l’intérieur de la petite pièce resserrée, et se sentaient trembler comme leurs os.
Ils n’aimaient pas penser à une fuite d’eau ou au Queequeg s’effondrant, ou s’imaginer ajustant frénétiquement le casque sur leur tête ― ou, dans le cas de Prunille, s’engouffrer elle-même frénétiquement à l’intérieur. Ils n’aimaient pas penser à où le Comte Olaf pouvait être, ou imaginer ce qui arriverait s’il trouvait le sucrier avant eux. Mais plus que tout, les orphelins Baudelaire n’aimaient pas penser aux dangers que Fiona avait mentionnés ― des dangers pires que ceux qu’ils avaient affronté, ou des dangers qu’ils ne pouvaient simplement pas imaginer.

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Sunny
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Mar 26 Avr - 16:58

Pour le passage où ils se mettent en marche, où ils déménagent et réemménagent etc., Snicket a fait untrès beau paragraphe où il n'utilise que le verbe "to move", qui peut avoir un sens complètement différent suivant la proposition qui l'accompagne. Bien sûr on ne peut pas retranscrir ça en français donc j'ai fait de mon mieux, mais je vais vous mettre tous les verbes qu'il utilise:

get moving
move
move into
move away
move into
move to
move away
move up
move down

Et "this moving" que j'ai traduis par "ce mouvement"...

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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Mar 26 Avr - 17:00

BRAVO ! Impossible de faire mieux !
Après c'est créatif, il faudrait trouver un verbe français avec des tas de sens différents possibles...

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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Mar 26 Avr - 17:01

merci pour ta traduction!
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Mar 26 Avr - 17:02

Etre ?
Avoir ?
Aller ?
Dûr dûr...
Peut-être que "passer"...

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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Mar 26 Avr - 17:06

lol
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Mar 26 Avr - 17:08

Ben quoi ?

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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Mar 26 Avr - 17:13

non rien c'est moi!
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MessageSujet: Re: TRADUCTION TOME 11   Aujourd'hui à 23:52

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